
De trois à cinq mois de prison avec sursis ont été requis, ce lundi 19 mars, contre quatre ex-salariés d’Air France, jugés en appel à Paris pour l’épisode de la « chemise arrachée » de deux cadres de la compagnie.
Les réquisitions du procès en appel de l’affaire de la « chemise arrachée » de deux cadres de la compagnie Air France sont tombées, ce lundi 19 mars. De trois à cinq mois de prison avec sursis ont été requis contre quatre ex-salariés du groupe de prévenus. L’avocat général a réclamé une peine plus importante qu’en première instance pour deux d’entre eux, jugés pour des violences lors d’une manifestation violente devant le siège d’Air France à Roissy, en 2015.
Le magistrat a également demandé pour huit autres prévenus, poursuivis pour dégradations, la confirmation de leurs peines d’amende de 500 € prononcée en première instance.
Les images de la scène avaient fait le tour du monde
Le 5 octobre 2015, une manifestation contre un projet de restructuration menaçant des milliers d’emplois avait dégénéré à l’aéroport de Roissy lorsqu’une foule de manifestants avait brutalement envahi la salle où se tenait un Comité central d’entreprise (CCE). Pris à partie alors qu’ils exposaient le plan, Xavier Broseta, le directeur des ressources humaines de l’époque, et Pierre Plissonnier, le responsable de l’activité long-courrier, avaient dû fuir sous les huées, torse nu pour le premier, la chemise en lambeaux pour le second. Les images des deux cadres forcés d’escalader un grillage pour échapper à la foule avaient fait le tour du monde et terni la réputation de la France en matière de dialogue social.
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