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Orange fait face aux accusations de son sous-traitant, Scopelec - Le Figaro

Scopelec, un sous-traitant de l'opérateur historique, sollicite une procédure de sauvegarde. Il accuse son principal client d'être à l'origine de ses difficultés.

Scopelec, un des principaux sous-traitant d'Orange tire la sonnette d'alarme. Vendredi, Scopelec a annoncé avoir été placé en procédure de sauvegarde par le Tribunal de Commerce de Lyon, à sa demande. « Au 1er Avril, à moins que la situation n'évolue dans un sens favorable, plus de 1000 collaborateurs pourraient se retrouver sans activité », alerte Scopelec, qui estime « n'avoir reçu que des réponses partielles et peu concluantes » de son grand donneur d'ordres. Marc Blanchet, Directeur Technique et du Système d'Information Orange France, répond aux accusations dans un entretien au Figaro.

L'origine du différend qui oppose les deux entreprises remonte à juillet, après que Scopelec a perdu certains de ses contrats dans le cadre d'un appel d'offres lancé par Orange quelques mois plus tôt. Pour autant, l'entreprise ne connaît actuellement pas de soucis de trésorerie.

Le Figaro. - Dans quelle mesure Orange est responsable de la situation actuelle ?

Marc Blanchet.- Scopelec reste une grande entreprise et un sous-traitant important d'Orange. Cette année nous allons lui acheter pour 200 millions d'euros de prestations, malgré le changement de contrat. C'est l'équivalent d'une charge de travail pour 3000 personnes pendant un an. Il s'agit plutôt d'une évolution d'activité, certaines zones géographiques ont été perdues par Scopelec dans le cadre de nos appels d'offres. D'autres ont été gagnées. Mais il ne s'agit pas non plus d'un brusque arrêt d'activité pour cette société, qui travaille encore pour nous, pour d'autres opérateurs et pour des collectivités locales dans le cadre des réseaux d'initiative publique (RIP).

Pourquoi Orange a décidé d'arrêter ce contrat ?

Orange sous-traite à une dizaine d'entreprises des travaux d'entretien du réseau, d'intervention et de maintenance chez des clients. Ce qui représente environ 14.000 emplois, forcément locaux en raison de la nature des interventions, chez des sous-traitants sur le territoire. Sur ces activités, nous avions des contrats datant de 2015 et avons considéré qu'ils devaient être transformés pour deux raisons. La première est l'évolution de la nature des prestations, en 2015 concernaient majoritairement notre réseau cuivre. Désormais la fibre prédomine. Ensuite, nous avons augmenté notre niveau d'exigence sur la qualité de service, la vitesse de rétablissement, la tenue des rendez-vous… pour répondre aux attentes de nos propres clients. Nous avons informé nos sous-traitants dès 2018 de cette remise à plat. Cela fait quatre ans que le terme des contrats en cours a été fixé à 2022. L'appel d'offres a été lancé il y a un an. Aucun contrat n'est acquis aux entreprises en place. Une partie des résultats a été connue dès juillet et Scopelec savait depuis huit mois qu'il ne serait pas retenu sur l'Occitanie. Le reste a été fixé en Novembre. Scopelec a renforcé ses positions dans le sud-est de la France et a perdu d'autres zones. Leur part de marché chez Orange a environ été divisée par deux, pour des raisons de non-qualité. Cette raison était connue depuis longtemps de Scopelec qui savait qu'il était en difficulté sur ces critères.

Qu'en est-il des 1000 emplois impactés ?

Je ne commenterais pas les chiffres donnés par Scopelec. Orange ne peut pas s'immiscer dans la gestion des fournisseurs, mais nous faisons tout pour les accompagner, pour faire en sorte que les salariés retrouvent une activité chez Scopelec ou chez d'autres acteurs du marché. Le Comité interministériel de restructuration industrielle a été saisi par Scopelec, pour aider les salariés à retrouver une activité. Par exemple, Solution 30 peut recruter des salariés sur l'Occitanie. Nous avons organisé des réunions multipartites pour encourager ce type de solution. Mais c'est d'abord de la responsabilité de Scopelec. La balle est dans son camp. D'autant qu'il reste un des six principaux sous-traitants d'Orange et qu'Orange n'est qu'un client de Scopelec parmi d'autres. Quoi qu’il en soit, ce n'est à aucun cas à un client de financer un plan de restructuration. Notre souhait c'est de faciliter au mieux l'évolution de ces contrats, à condition que la direction de Scopelec saisisse les perches qui lui sont tendues.

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