
Coup de tonnerre au sein de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Dans un communiqué, le constructeur japonais Nissan annonce qu'il va demander le départ de Carlos Ghos de la présidence de son conseil d'administration.
Selon Nissan, le dirigeant franco-brésilien est soupçonné de dissimulation de revenus au Japon. Evoquant le rapport d'un lanceur d'alerte et une investigation interne conduite au cours des mois passés, Nissan évoque de « nombreux actes de conduite inappropriés significatifs, » notamment « l'utilisation à des fins personnelles d'actifs de la société ». Le groupe va tenir une conférence de presse dans la journée. Pour l'instant, Bercy et l'APE ne font pas de commentaire. Le titre Renault s'effondre de plus de 13%.
Selon le quotidien nippon « Asahi Shimbun », Carlos Ghosn est actuellement entendu par la justice à Tokyo pour violation présumée de la réglementation boursière japonaise. Le PDG de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi aurait sous-évalué sa propre rémunération dans les rapports financiers de Nissan.
Contacté par « Les Echos », Bercy et l'Agence des participations de l'Etat n'ont pas souhaité commenter pour l'instant cette « affaire judiciaire ». Même son de cloche du côté de l'Elysée : « Pas de réaction de notre côté », a déclaré à l'AFP une source à l'Elysée, soulignant qu' « une procédure est en cours » au Japon.
Le directeur délégué impliqué
Le parquet de Tokyo a demandé lundi soir au dirigeant de 64 ans « de se rendre volontairement dans ses locaux pour des soupçons de violation de la loi. Il est soupçonné de ne pas avoir déclaré la totalité de ses revenus » pour plusieurs centaines de millions de yens, affirme le journal « Asahi Simbun », citant des sources proches de l'enquête.
Selon la télévision publique japonaise NHK, Carlos Ghosn aurait été arrêté et mis en examen à la suite de l'enquête concernant cette fraude fiscale. Son directeur délégué à Nissan, Greg Kelly, serait aussi concerné.
Offensive de l'administration fiscale
Selon Reuters, Carlos Ghosn aurait accepté de collaborer avec la justice.
Par ailleurs, le groupe Nissan aurait fait ces derniers jours l'objet d'une offensive de la part de l'administration fiscale, indique le « Nikkei ». La société aurait utilisé un paradis fiscal aux Bermudes pour ne pas déclarer une partie des profits d'une filiale. Cette somme aurait dû être incluse dans les revenus au Japon sur l'année fiscale allant d'avril 2016 à mars 2017. D'autres grands groupes japonais ont eu le même redressement cette année.
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https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/0600171282086-renault-decroche-en-bourse-apres-des-informations-sur-carlos-ghosn-2222871.phpBagikan Berita Ini
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