REPORTAGE - À Paris, des professionnels s'organisent pour aller au-delà de la seule vente à emporter, malgré les restrictions drastiques en place.
Marie* se décrit comme une «optimiste». Souriante, elle se déplace dans sa petite boutique de jouets parisienne comme une reine en son palais, bien dans ses bottes et heureuse de faire ce métier. Son amour pour ce lieu transpire de ses mots, de ses gestes. L'endroit est coloré, festif, bondé de beaux objets qui feraient le bonheur de n'importe quel enfant. La gérante nous en fait faire le tour, nous montrant les merveilles qui débordent des étagères. Ici, un petit train, là, un beau livre de coloriage. Mais cette visite a un côté bien particulier : nous sommes seuls dans la boutique avec la jeune femme, et notre présence ici est illégale.
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Depuis samedi dernier, dans les départements faisant l'objet de «mesures renforcées» face à l'aggravation de l'épidémie, seuls les commerces vendant «des biens et des services de première nécessité» sont en effet autorisés à accueillir des clients. La formulation alambiquée permet d'éviter à tout prix de parler de «commerces essentiels», une expression
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